© Fabrice Lepeltier

Exposition "Jean-Marie Fage, je peins ce que je vois"
Du 20 juin 2020 au 3 janvier 2021
« La peinture peut être une manifestation du bonheur de vivre en traduisant un acte d’amour entre le peintre et le monde des formes et des couleurs qui l’entoure. En fait j’essaie d’aimer davantage et de comprendre à ma façon la part reçue de la nuit des temps que les poètes nous aident à approcher en montrant ce que le premier regard ne voit pas. »
                                                                                 
Jean-Marie Fage
De son enfance au bord de la Sorgue jusqu’au Luberon où il vit depuis plus de quarante ans, Jean-Marie Fage construit avec constance une œuvre qui invite à la contemplation silencieuse.

Né à L’Isle-sur-la-Sorgue en 1925, enfant, il perd un œil et nourrit une sensibilité précoce aux arts et à la poésie. Jeune homme, il rencontre René Char, Auguste Chabaud et Georges Braque qui confortent son désir de devenir artiste. Il s’installe à Paris en 1950, où à côté de la peinture, il devient collaborateur d’architecte, son second métier pendant vingt-cinq ans. En 1963, il revient dans le Vaucluse en quête de lumière et de « motifs ». Ses recherches sur l’espace et la couleur le conduisent des paysages aux ateliers jusqu’à des compositions contrastées aux frontières de l’abstraction. Ses dernières années, il renoue avec le plein air et la figuration en peignant de grandes compositions qui revêtent une nouvelle dimension, symboliste.
Le musée Vouland recycle, adapte et réinvente l’exposition Jean-Marie Fage, tracer la lumière ouverte au public seulement sept jours avant et neuf après le confinement au centre d’art Campredon de l'Isle-sur-la-Sorgue.
Artistes invités au Musée Vouland
Des sculptures et photographies d'artistes contemporains dialoguent avec les collections permanentes et le jardin du musée.
Artistes invités : Geneviève Gleize, Raphaël Mognetti et Raphaël Thierry.
En scène, dernier acte ?
Gran Teatro Cervantes, Tanger, 2016
Photographie
Geneviève Gleize, photographe
Geneviève Gleize arpente, scrute et photographie les lieux abandonnés. Usine, prison, maison, commerce, théâtre. Son regard capte avec pudeur l’épaisseur du temps contenue dans les lieux et leurs matières. Ses photographies révèlent les traces de l’activité et du passage des
hommes, son attention à la lumière et ses cadrages, les qualités plastiques des stigmates de l’abandon. Avec Dernier acte ?, Geneviève Gleize déambule en 2016 dans le "Gran Teatro Cervantes" de Tanger désaffecté depuis quarante ans. En 2018, elle participe à l’exposition Le Temps suspendu au musée Vouland aux côtés de Jean-Marie Fage, et devait être présente cette année dans l’exposition thématique Au fil des eaux reportée en 2021.
En 2019, Geneviève Gleize est lauréate du Photo Brussels Festival 2019 avec Dead Grocery.
Tournoyer, 2011, Acier
 
Raphaël Mognetti, sculpteur
Raphaël Mognetti aime animer le métal, son matériau de prédilection, en jouant avec ses contraintes techniques. Ses œuvres, essentiellement figuratives et graphiques, sont tantôt aériennes et oniriques, tantôt terriennes et organiques. Ses premières sculptures voient le jour dans l’ancienne imprimerie Aubanel derrière le Palais des Papes. En 1994, Raphaël Mognetti crée ses premières œuvres à l’échelle architecturale et urbaine avant de quitter Avignon où il est né en 1972 pour Braunschweig en Allemagne en 1996. Il réalise des sculptures monumentales, et rejoint le Centre des Métiers du Métal à Hambourg où il séjourne jusqu’en 2000. Après un détour par la Croatie de 2002 à 2004, il revient en Provence, et installe son atelier près d’Avignon.
Sensible aux relations spatiales et mémorielles, Raphaël Mognetti privilégie des créations pour des lieux, des évènements ou des personnes. Il apprécie les rencontres et les collaborations artistiques avec des musiciens, des écrivains ou des plasticiens. La poésie, et René Char, relient le sculpteur au peintre Jean-Marie Fage.
Quo vadis, 2020, Lattis, plâtre, métal
Raphaël Thierry, sculpteur
Raphaël Thierry décline son oeuvre protéiforme sous plusieurs identités. Peintre, sculpteur, performeur, il sonde le réel et sa représentation, le signe et l’abstraction, la matérialisation du cheminement de la pensée. En 2005-2006, il abandonne sa carrière de graphiste pour se consacer à son travail de plasticien, pensionnaire de la Villa Medicis, Académie de France à
Rome. Depuis, il expose régulièrement, réalise des performances et des films,
seul ou à quatre mains en tandem ©®. Suite à une explosion de gaz qui dévaste son atelier parisien rue de Trévise début 2019, il concentre son activité dans son autre atelier installé près d’Avignon. Quo vadis devait être présenté dans l’exposition thématique Au fil des eaux reportée en 2021. Cette sculpture rappelle la familiarité de Raphaël Thierry avec la Sorgue près de laquelle il a grandi, comme Jean-Marie Fage. On peut aussi découvrir à la boutique les aventures de Superchien, livres pour enfants, et les fusains de Medesima ombra avec Federico Nicolao.

© 2014 Fondation Louis Vouland         © Photographies : Fabrice Lepeltier / Photothèque Vouland sauf mention contraire

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